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Montre, dis moi qui je suis ?
La montre lui dit qu’il va trop vite ou trop doucement.
Elle le soutient dans son effort ou au contraire lui fait comprendre qu’il serait vain que de vouloir continuer.
Elle s’arrange pour surligner l’effet de forme ou de méforme.
Elle est amie ou ennemie.
Elle exagère et déforme une vérité pas toujours bonne à dire.
Elle flatte et motive un athlète euphorique. Abolir le temps, l’espace d’une sortie. Abandonner le sens unique de la vie, pour le prendre à contre sens.
L’effort devient caresse et le temps un écrin.
Agréable sensation que d’aller vite, au détriment du temps qui peine à vous suivre.
Il s’étire, soupire et finit par vous dire que ce n’était que comédie.
Car, d’un coup d’œil croisé, la montre toujours elle, vous restitue le temps à la seconde prés.
 
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Donner du temps au temps.
Un temps maîtrisé qui lui offre la sensation d’avoir su s’en faire un allié.
Ne pas le laisser prendre l’initiative des opérations.
Avoir construit un plan d’entraînement, à partir duquel le temps est un ami qui vous veut du bien.
Un temps d’appartenance avec lequel chaque seconde est un bonheur.
Ne pas perdre de temps, mais toujours essayer d’en gagner au rythme des foulées.
Gilles Grindler
 
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